Veux-tu passer de l'autre côté du miroir? Avec mes deux psychopompes, je veille sur la Source de Vie. Les devas du lieu m'inspirent des diatribes acérées contre les forces brutes de l'Âge de Fer.
Communiqué de presse
L'Italie propose d'abolir l'expérimentation animale
Paris, 18 décembre 2006 - Le mercredi 14 décembre dernier, le Palazzo
Marini, à Rome, accueillait une conférence d'information sur la nécessité
d'abandonner l'expérimentation animale et sur les engagements que le
gouvernement italien a pris dans ce sens. En effet, le Programme de
l'Union (présidée par Monsieur Romano Prodi) propose d'encourager la
recherche ne faisant pas appel à l'expérimentation animale et d'abolir
progressivement cette dernière (page 153 de ce Programme). Le ministre de
l'Environnement, Monsieur Alfonso Pecoraro Scanio en personne, soutenait
cet événement, a participé à la conférence de presse et a remis le Prix
Pietro Croce, du nom de l'une des figures de l'opposition scientifique à
l'expérimentation animale, Prix créé à cette occasion, en commémoration du
récent décès de ce médecin chercheur.
L'Italie sera-t-elle ainsi la pionnière en matière de recherche
biomédicale véritablement scientifique ? De nombreux chercheurs admettent
que l'expérimentation animale ait pu être utilisée "faute de mieux" mais
démontrent que les résultats obtenus ne sont pas automatiquement
transposables à l'homme. Au XXIe siècle, ces méthodes moyenâgeuses
devraient donc être remplacées par les méthodes fiables, rapides et moins
coûteuses mises au point dans les deux dernières décennies.
L'initiative italienne est particulièrement pertinente à l'heure où le
Parlement européen vient d'approuver le projet REACH qui propose d'évaluer
la toxicité de plusieurs milliers de substances chimiques auxquelles nous
pouvons être exposés. Il est regrettable que ce projet ait proposé
seulement de "réduire" les tests sur les animaux, plutôt que de les
"remplacer", alors même que l'un des responsables scientifiques de la
Commission européenne déclare que les tests de toxicité sur les animaux
sont "tout simplement de la mauvaise science". Qu'attendent les autorités
concernées pour mettre la réglementation en conformité avec les
possibilités techniques actuelles ?
Claude Reiss, président d'Antidote Europe et ancien directeur de recherche
au CNRS, était présent le 14 décembre à Rome, en compagnie de plusieurs
chercheurs et médecins italiens et britanniques, opposés, pour des raisons
scientifiques, à l'expérimentation animale, et oeuvrant pour une meilleure
prévention en matière de santé humaine. L'événement était organisé par
Equivita, l'un des partenaires européens d'Antidote Europe, et dont le
président, Monsieur Gianni Tamino, est professeur de biologie à
l'Université de Padoue et ancien député européen.
Contact : Claude Reiss (33 (0)1 60 12 14 54) ; Fabrizia Pratesi (39 06 32
20 720) ; Hélène Sarraseca (33 (0)4 68 80 53 32)
http://www.antidote-europe.org ; http://www.equivita.it