Veux-tu passer de l'autre côté du miroir? Avec mes deux psychopompes, je veille sur la Source de Vie. Les devas du lieu m'inspirent des diatribes acérées contre les forces brutes de l'Âge de Fer.
Le ciel du 18 juin. Depuis, soit il a été tout gris, pendant deux jours, sans qu'il ne tombe plus de trois gouttes de pluie, soit désespérément bleu. Ce midi, mon fils avait allumé la télé, et comme d'habitude, ne l'avait pas éteinte alors qu'il n'était plus devant. J'ai entendu de loin la pouffe qui dit la météo. Je dis la pouffe, parce qu'elle m'a bien énervée comme si je l'étais pas déjà assez : "Aujourd'hui il fait très beau, un beau soleil partout, c'est l'été, et ragnangnan, les températures sont en hausse". Et comme il paraît qu'il va pleuvoir dans les Pyrénées, elle l'a annoncé avec un ton contrit comme si c'était un gros malheur. Il faudrait leur apprendre que la pluie, ça peut être vachement bien, qu'on n'est pas tous des vacanciers idiots qui ne pensent qu'à se cramer au soleil ! Je suis allée éteindre la télé rageusement et si je m'étais pas retenue, elle valsait dehors. C'est comme ça tous les ans. Il faudrait un jour leur dire de se taire. Ca jacasse et c'est vraiment un métier inutile, on a des yeux, on regarde la carte, et on a pas besoin de commentaires stupides !

Ca aussi c'est le ciel du 18 juin, au même moment, mais pas dans la même direction.