Enfonçons les portes ouvertes...
Tous les jours, que ce soit dans les médias (radios, télévisions, journaux) ou dans la rue, les gens s'étonnent de cette valse de milliards...Hier, on nous disait que les caisses de l'Etat étaient vides, qu'il fallait privatiser la Poste, la Sécu, les hôpitaux. Qu'il fallait boucher ce trou ENORME de 8 milliards...
Aujourd'hui, les Etats n'hésitent pas à sortir de leurs caisses vides des centaines, voire des milliers, de milliards pour des banques...
Hier, on ne pouvait pas trouver 30 milliards pour sauver des enfants de la famine...
Hier, les libéraux nous disaient qu'on ne pouvait pas survivre sans la mondialisation, sans le libéralisme. Aujourd'hui, on ne les entend plus...Aujourd'hui, ils font la manche auprès de cet Etat providence si décrié hier.
Nos politiciens de droite sont étonnamment silencieux ou ont retourné leur veste. Ils nous regardent droit dans les yeux en nous disant que le monde marche sur la tête, qu'il faut réguler le marché, qu'il faut supprimer les parachutes dorés...alors qu'hier, ces chefs d'entreprise étaient si courageux, qu'ils prenaient des risques et qu'il était normal de les rémunérer à leur juste prix...
Et surtout qu'il faut renflouer les banques car sans elles, point de salut...
Tout va s'écrouler...
Et si tout s'écroulait...serait-ce vraiment un si gros malheur ?
Et si on pendait les banquiers et les chefs d'Etat avec les tripes des PDG des multinationales et des marchands d'armes ?
Et si on s'arrêtait et qu'on réfléchisse sérieusement ?
Et si on partageait nos richesses, sans intérêt ?
Et si on décidait que l'utopie c'est pour aujourd'hui et pas pour des lendemains (aléatoires forcément) qui chantent ?
Et si on laissait tomber la cupidité, l'avarice, la bêtise, l'argent...les banques ?
Justement, parlons-en des banques...
Elles servent à quoi, si ce n'est à nous piquer notre fric ?
A mon humble niveau, par exemple...J'ai vendu une maison en Espagne dernièrement dont j'avais héritée il y a une dizaine d'années...J'ai reçu en échange un chèque bancaire d'une banque espagnole que j'ai déposé sur mon compte. J'ai dû attendre un mois avant de pouvoir disposer de cet argent et la banque m'a piqué au passage 300 euros...
Si par hasard, j'ai un découvert sur mon compte, la banque me prend des intérêts, des frais, et ça me coûte très cher.
Là, et en toute impunité, elle m'a confisqué mon argent pendant un mois, non seulement sans me payer des intérêts, mais en plus en m'en prenant au passage...
La banque fait payer pour tous les "services" qu'elle rend alors qu'on est tous obligés d'avoir un compte en banque, ne serait-ce que pour y déposer un RMI. Et plus on est pauvre, plus on paye. Par exemple pour retirer de l'argent à un distributeur, certaines banques font payer à chaque fois quelques euros.
Chaque année, elles nous ponctionnent de l'argent pour "frais divers"...On ne sait pas trop pour quoi au juste. Pas pour payer leurs employés puisqu'aujourd'hui, ce sont à des robots que nous avons à faire, même au téléphone (35ct la minute).
Tout cet argent qu'elles nous ont piqué, elles l'ont perdu...Et c'est encore à nous qu'elles font appel pour les renflouer.
Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? On râle...et on laisse faire. Quand on est tout seul face à une banque, on ne pèse pas lourd. Mais là, on est plus tout seul, on est la majorité.
Alors qu'est-ce qu'on pourrait faire ?
Je vous pose la question...
PS : la cerise sur le gâteau, c'est d'apprendre par mon canard préféré que les banques, sitôt après avoir palpé l'argent du contribuable par l'intermédiaire des Etats, s'en vont le dépenser joyeusement dans des restaurants luxueux. Dexia, renfloué par trois Etats, dont la France, a payé un diner estimé à 200.000 euros à son comité de direction ; Fortis, rachetée par la BNP, avait aussi invité à déjeuner une cinquantaine de courtiers pour la bagatelle de 150.000 euros ; le Crédit Agricole, premier bénéficiaire de l'aide de l'Etat avec un apport de 3 milliards invite ses 27 administrateurs et cadres dirigeants à un safari photo au Kenya pour une semaine...on ne dit pas combien ça coûte...et ainsi de suite...Quand y'a de la gêne, y'a pas d'plaisir...