J'ai reçu un commentaire sur l'article "La fin du capitalisme" que j'ai trouvé très intéressant et très flippant aussi. Je vous le soumets car je trouve qu'il fait réflexion...
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Comme toi je me réjouis de ce chaos, mais je ne partage pas ton avis sur la fin du capitalisme. Note bien que je l’appelle de mes vœux cette fin, mais je veux dire une vraie fin, pas cette mascarade de désinformation sécuritaire.
La vérité c’est que le capitalisme vit l’une de ces purges staliniennes qu’il s’octroie de temps en temps afin de donner un coup de fouet au marché. Ce que nous vivons n’est malheureusement pas la fin du capitalisme mais au contraire son renforcement et un cran supplémentaire dans le phénomène de concentration capitalistique.
Des entreprises qui voient leur valeur chuter ou qui déposent le bilan, cela veut dire de la chair fraîche à digérer pour les plus gros. 1er indice, le rachat hier de la banque Fordis par la BNP. Nous allons assister dans les mois qui viennent à des vagues de rachat instaurant toujours plus de concentration. Les médias titreront « la bourse rebondit, l’économie va mieux ! » mais cela signifiera que la libre-concurrence en a encore pris un coup.
Le capitalisme est devenu anti-libéral depuis bien des années (au sens noble du terme libéral, car je crois encore que ce mot à un sens anti-capitaliste). Il y a toujours moins d’acteurs sur des marchés toujours plus grands. Cela renforce le pouvoir des grandes entreprises, leur dictature sur les prix, les salaires, la qualité des produits. Il repose sur le contrôle et le verrouillage de pans entiers de l’économie (eau, communication, automobile, et agroalimentaire en tête). Ce que les Soviets rêvaient de faire sera accompli par des traders. Nous assistons à l’instauration d’un capitalisme dont le modèle est la société féodale. Des baronnies s’octroient des monopoles sur les normes, les procédés, les certifications. Tout ce qui est présenté aujourd’hui comme protection du consommateur n’est en fait qu'un moyen déguisé de l’asservir et de lui enlever le CHOIX.
Cela va te sembler sûrement incohérent ce que je vais dire, mais ce que nous vivons c’est l’avènement de ce que Marx voulait pour le monde capitaliste après la phase transitoire de la dictature du prolétariat. C'est-à-dire la fusion de tout le capital en un seul capital communiste. Sauf que ce capital qui est en train de fusionner sous nos yeux comme un immense blob destructeur n’appartient pas aux consommateurs mais aux traders, fonds de pension etc…
Le soi-disant désastre n’en est pas un au sens que ceux qui sont aux commandes vont y rester et voir leur pouvoir dictatorial renforcé. Un krach boursier c’est un désastre pour la chair à canon de l’économie (petits épargnants, foyers surendettés) mais pour les autres c’est une aubaine et une opportunité d’investissement. "
Dick Shaver Je pense que c'est un scénario tout ce qu'il y a de plus plausible...J'en ai parlé autour de moi à de fins politologues qui l'ont trouvé aussi très pertinent.
Maintenant, je rigole plus du tout...