Veux-tu passer de l'autre côté du miroir? Avec mes deux psychopompes, je veille sur la Source de Vie. Les devas du lieu m'inspirent des diatribes acérées contre les forces brutes de l'Âge de Fer.
J'ai trouvé cet article sur le blog psychanalyse et animaux et je vous le livre tel quel. Bien que je ne sois pas d'accord à 100%, étant donné que ce qui est proposé là est totalement utopique et ne passera pas dans les chaumières et encore moins au ministère de l'agriculture. Si déjà on supprimait les élevages industriels, ce serait un bon début.
GRIPPE AVIAIRE
L'épidémie de trop
« Si l'on ramène les 4,5 milliards d'années de notre planète à une seule journée terrestre, en supposant que celle-ci soit apparue à 0 heure, alors la vie naît vers 5 heures du matin et se développe pendant toute la journée.
Vers 20 heures seulement viennent les premiers mollusques. Puis à 23 heures arrivent les dinosaures qui disparaîtront à 23h40. Quant à nos ancêtres, ils ne débarquent enfin que dans les 5 dernières minutes avant 24 heures. La révolution industrielle n'a commencé que depuis un centième de seconde»
(dixit Hubert Reeves). Et avec elle la destruction de la planète et le meurtre en masse des animaux.
Par eux-mêmes, les humains n'ont pas assez le sens des responsabilités pour arrêter leur saccage de la planète. Pas assez de compassion pour comprendre le mal fait aux autres animaux, pas assez de courage pour décider d'y mettre
fin.
H5N1
Il faudra des crises comme la vache folle ou actuellement le H5N1, ou grippe aviaire, pour que les gens commencent à se pencher sur le sort des animaux, auparavant tués loin de nos yeux dans les abattoirs, mais désormais massacrés « pour désinfection » par centaines de milliers au grand jour,
dans le but de rassurer le consommateur.
Espoir vain
En l'espace d'un mois, l'infection s'est étendue de manière fulgurante des pays d'Asie à l'Europe, le virus est passé d'une espèce à l'autre, on a découvert un chat mort, atteint par le virus en Allemagne (1).
Or, si le virus mute vers l'humain, ce sera l'hécatombe. Depuis décembre 2003 et avec l'apparition de cas humains d'infection par le virus en Asie, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que nous sommes en phase pré-pandémique. Le dernier niveau avant la phase pandémique sera atteint
lorsque le nouveau virus aura acquis une capacité de transmission inter humaine. Dans son dernier rapport, l'OMS tire la sonnette d'alarme. Car si le virus H5N1 de la grippe aviaire s'adaptait à l'homme par mutations génétiques, «l'ampleur de la mortalité pourrait se situer entre 5 et 150
millions », estimait le coordinateur pour la lutte contre la grippe aviaire de l'ONU, David Nabarro, en septembre dernier.
Pour éviter ça qu'ont donc prévu nos responsables politiques ?
On demandait au début de l'épidémie de s'abstenir de nourrir les pigeons, on parle à présent de faire appel aux chasseurs pour massacrer les oiseaux migrateurs. Et après le peuple migrateur, ce sera sans doute le tour des chats ? (2). Puis des autres animaux ?!
Une seule espèce qui pourrit la vie de toutes les autres
Ainsi nous, les humains, coupables du meurtre de milliards d'animaux chaque année (3), seuls et uniques responsables de la crise actuelle, voulons encore une fois faire payer les animaux pour l'irresponsabilité criminelle de notre espèce ignare, vaniteuse et coupable.
Pourtant...
Si l'épidémie s'étend, devenant panzotie, il sera évidemment impossible de mettre en oeuvre ces mesures de destruction aussi grotesques que criminelles.
Et le virus aura largement eu le temps de muter d'ici là (4).
Une seule solution
La seule mesure réellement préventive pour stopper l'épidémie, c'est la suspension de l'élevage. Outre le fait essentiel que ça permettra d'économiser la vie de millions d'animaux (3), ce qui reste une raison suffisante en soi pour arrêter totalement et définitivement l'élevage, c'est objectivement la seule façon de combattre efficacement le virus. En effet les équipements, véhicules, cages, aliments pour animaux, vêtements,
chaussures contaminés peuvent transmettre le virus d'une ferme à une autre.
Ce virus peut aussi être propagé par les pattes ou le corps d'animaux tels que les rongeurs. Des indices suggèrent que les mouches pourraient aussi véhiculer cette maladie. Des marchés d'oiseaux vivants, où des volailles sont vendues dans des conditions de fort entassement et souvent dans des
conditions sanitaires insuffisantes peuvent jouer un rôle important dans la propagation de cette maladie. Le virus peut survivre à des températures fraîches dans les déjections pendant au moins 3 mois. Dans l'eau, il peut survivre jusqu'à 4 jours à une température de 22°C et plus de 30 jours à une
température de 0°C.
Pour la forme hautement pathogène, des études ont montré
qu'un gramme de déjections contaminées peut contenir assez de virus pour contaminer 1 million d'oiseaux.
«Nous devrons cohabiter avec le virus dans le futur», ajoute Josef H. Reichholf, un professeur de zoologie de l'université de Munich, dans un commentaire publié dans le journal «DieWelt».
Est-ce cela notre avenir ?
Demandons-le à nos politiciens, qui se médiatisent en train de manger du poulet, pour relancer le bisness des éleveurs, déjà largement subventionnés et indemnisés par l'argent public.
Ceux-là n'hésitent pas à rabaisser les animaux au rang de marchandise pour nous ôter tout scrupule à les manger,
même à nos risques et périls (5). Exigeons la suspension immédiate de tous les élevages.
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1. « Les autorités allemandes ont découvert dans l'île de Rügen, en mer Baltique, une martre porteuse du virus H5N1 de la grippe aviaire, annonce l'Institut Friedrich Löffler. Après les trois chats trouvés sur cette même île, la martre, capturée vivante, représente la deuxième espèce de mammifère porteur du virus recensée en Allemagne » (Nouvelobs.com, le 10 mars 2006).
2. Les abandons de chats se sont d'ores et déjà multipliés dans la région de Lyon, proche de la zone la plus touchée par la grippe aviaire en France.
Cette vague d'abandons a débuté après la confirmation de la présence du virus HSN1 sur un chat récemment découvert mort sur l'île allemande de Rügen (nord-est).
3. 53 milliards d'animaux tués dans les abattoirs chaque année dans le monde, 3 millions par jour en France.
4. Le virus H5N1 semble avoir une grande aptitude à passer d'une espèce à l'autre, des études ayant par exemple révélé que le virus pouvait contaminer les cochons. Mais «contrairement à une idée admise, il n'est pas nécessaire
que le virus colonise au préalable les cochons pour devenir pathogène chez l'homme. Ainsi, les habitants de plusieurs pays asiatiques ont été directement affectés par des volailles » L'Express 9/3/06.
5. On insiste peu sur les bienfaits du végétalisme pourtant «globalement positif, jouant un rôle majeur dans la prévention des cancers et des accidents cardiaques et vasculaires cérébraux» (Santé magasine, 9 /2005), et encore moins sur les risques liés à la consommation de viande : sait-on
qu'en consommant 85g de viande par jour, le risque d'avoir un cancer du colon est scientifiquement avéré ? « C'est au programme » (France 2), le 12/05/05.
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