Veux-tu passer de l'autre côté du miroir? Avec mes deux psychopompes, je veille sur la Source de Vie. Les devas du lieu m'inspirent des diatribes acérées contre les forces brutes de l'Âge de Fer.
Tout ce que je vais vous raconter là, ce n’est évidemment pas moi qui l’ai inventé ! Je l’ai lu dans un livre, que je vous conseille de lire, car il est vraiment très intéressant (on le trouve sur Internet). Son titre est « Holoscopie de la spiritualité occidentale » et il a été écrit par Léon Gineste.
Il y a dans ce livre, entre autres, tout un chapitre sur le cerveau qui est fort passionnant. Je vous donne quelques éléments mais le livre faisant plus de 500 pages, vous comprendrez que ce résumé sera très succinct.
Le chapitre en question est un historique de ce qu’on a découvert sur le cerveau ces dernières années, et ce que savaient déjà certains mystiques orientaux et occidentaux il y a déjà quelques millénaires (mais qui a été perdu depuis).
On parle beaucoup des deux cerveaux en ce moment, du gauche et du droit. Mais en fait nous en avons 5 !
Tout d’abord, le cerveau est constitué de 3 étages.
Le cerveau reptilien qui est le plus archaïque. Les reptiles, les vertébrés inférieurs le possèdent et nous aussi. Il est notre instinct de survie, il agit par réflexe mais il est également à l’origine de nos comportements primitifs (l’agressivité, la défense du territoire, la jalousie, la colère, etc.).
Le cerveau limbique au-dessus du cerveau reptilien : c’est le centre physiologique des émotions. C’est un filtre qui sélectionne les informations et les achemine vers le cortex pour stimuler les zones motrices. Sous le coup d’une émotion, il peut bloquer les messages, car les réactions émotionnelles se propagent uniquement du centre émotionnel vers la zone de la raison et de l’action. C’est pourquoi il est impossible de maîtriser ses pulsions ou ses sentiments. Le cerveau limbique est insensible au raisonnement. La peur, par exemple, ne peut être raisonnée et peut nous paralyser.
Le cortex cérébral, ou matière grise qui est sur le cerveau limbique. Il caractérise l’humain. Il met les choses en relation, c’est lui qui réfléchit les informations envoyées par les deux autres cerveaux.
Les trois cerveaux fonctionnent en symbiose. Ils combinent leurs activités avec celle de l’encéphale droit et gauche.
Le cerveau droit a l’intelligence intuitive et le sens de la globalisation.
Le cerveau gauche est le siège de la pensée qui analyse, celui de l’abstraction et de la pensée des intellectuels. (Pour en savoir plus, il suffit d'aller sur Internet, également le blog de Kickoff qui a fait un article là-dessus, voir le trackback).
Des scientifiques ont fait des expériences sur le cerveau droit et gauche en les séparant, car ils sont reliés par un corps calleux constitué par deux millions de fibres nerveuses. Ils ont coupé ce corps calleux pour séparer les deux cerveaux et voir ainsi comment ils fonctionnaient l’un sans l’autre.
La paralysie du cerveau droit laisse s’exprimer le cerveau gauche et facilite donc le réalisme, l’objectivité, le sens du détail, le raisonnement logique. C’est le siège du conscient. Dans les contacts sociaux, les blocages affectifs disparaissent. L’évocation des souvenirs est plus aisée, l’intonation de la voix disparaît et le sujet ne reconnaît plus la voix de quelqu’un ou une mélodie musicale. Il est incapable de dire s’il aime quelque chose ou quelqu’un.
La paralysie du cerveau gauche gêne l’élocution, les réponses aux questions sont brèves et les relations sociales difficiles. Cependant la reconnaissance des formes est instantanée.
Parallèlement, les expériences menées sur des sujets dont un des hémisphères cérébraux est hors service, de façon chronique ou provisoire, démontrent que nos deux hémisphères cérébraux présentent une asymétrie fonctionnelle. Les dessins proposés aux patients représentaient une croix et un cylindre. Ceux qui étaient privés de leur cerveau gauche étaient capables de dessiner la croix et le cylindre dans leur ensemble, même si les traits n'étaient pas très droits, ceux qui étaient privés de leur cerveau droit en étaient incapables.
Ceux qui n’utilisent que leur cerveau gauche ont analysé les dessins, vu qu’ils comportaient des côtés égaux et des angles droits, mais la signification générale n’a pas été perçue. En ce qui concerne les individus "cerveau droit", la forme globale du dessin a été conservée. On retrouve ici un parallélisme avec la rétine analytique et synthétique.
Mais le cortex cérébral est une structure hautement éducable et que serait-il si notre éducation développait autant le cerveau droit que le gauche ? Il est possible de répondre en partie à cette question : notre intelligence serait multipliée et notre vision du monde ne pourrait qu’être "spirituelle" (au sens de : d'un esprit pleinement fonctionnel), donnant ainsi raison à André Malraux quand il a dit que le vingt-et-unième siècle serait spirituel ou ne serait pas.
Le cerveau droit est supérieur au cerveau gauche en cela qu’il a une vision globale de toutes choses. Alors que le cerveau gauche doit passer par des raisonnements, des déductions, le cerveau droit sait les choses de façon brute, directe, en voyant le problème dans sa totalité.
Bien évidemment, si nous avons cinq cerveaux, c’est qu’ils nous sont utiles tous les cinq. Ils devraient vivre en harmonie, mais pour cela, il semble que le cerveau droit devrait être le « cerveau en chef », si on en croit le résultat du test ci-dessus. Le cerveau gauche devant être l’outil, le serviteur du cerveau droit. Une hiérarchie s’impose.
Pourtant dans notre civilisation, c’est le cerveau gauche qui est mis en avant, alors qu’on voit bien qu’il n’a qu’une vision limitée du monde, il ne voit que les « détails » et n’a pas de vision globalisante.
Nos politiciens, nos gouvernants sont l’exemple même de cerveaux gauches hypertrophiés. Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et nous emmènent droit dans le mur, car leur cerveau gauche est l’esclave de leur cerveau reptilien. Qu’est-ce qui pousse en effet vers la politique ? Le pouvoir, l’argent et cela pour avoir les plus belles femmes, les plus belles voitures, etc.
On pourrait d’ailleurs dire la même chose des gens qui votent pour eux, puisque nous sommes tous les jours assaillis par des publicités qui activent notre cerveau reptilien. Nous voulons tous être le meilleur, le plus performant, on nous serine à longueur de journées qu'il faut être dynamique, efficace, actif, etc.
Maintenant que ces informations sont dans le domaine public, on pourrait renverser la vapeur et mettre en avant le développement du cerveau droit autant que celui du cerveau gauche. Pourquoi alors ne le fait-on pas ?
Parce qu’on nous bourre le crâne, pour mieux nous manipuler. Le cerveau droit n’a pas besoin de chef, de guru, de prêt à penser, il se débrouille très bien tout seul et surtout de ce qui est bon pour nous, notre corps, notre esprit et notre âme.
Si tout le monde laissait libre cours à son cerveau droit, on n’aurait plus besoin de « sauveur », style Sarkozy, on cesserait de croire ceux qui nous font prendre des vessies pour des lanternes. Ce serait la liberté pour tous et on comprendrait tout de suite que ce qui est bon pour nous et aussi bon pour les autres, et vice versa.
La question est maintenant de savoir comment développer son cerveau droit.
Certaines activités le développent comme l’exercice d’un art, peinture, musique, photographie, etc.
Rêver et ne rien faire épanouit également le cerveau droit. Toutes choses qui sont très mal vu.
Si cela vous intéresse, je vous en donnerais une liste plus exhaustive.
Mais il existe aussi plusieurs « exercices » qui lui permettent d’exister, de sortir de son coin où notre éducation l’a relégué.
Cet exercice consiste à faire taire notre cerveau gauche, celui qui jacasse sans arrêt dans notre tête. Arrêter de penser, en un mot.
Une ex-amie de mon époux, à qui je disais cela, et qui est maladivement cartésienne, m’a répliqué, « mais si on arrête de penser, on est mort ! ».
Evidemment que non. Quand on arrête de penser, on est toujours vivants. On est même beaucoup plus vivants !
Cet exercice est d’une simplicité sidérante, qui ne prend pas plus de cinq minutes par jour (et on peut le faire trois ou quatre fois par semaine). Je vous le donnerais si cela vous intéresse.
Je vous préviens quand même que, s’il a l’air très facile à faire, ce n’est pas forcément vrai pour tout le monde. Car nous sommes tous des agités du bocal, et calmer le flot des pensées qui défilent dans notre tête n’est pas si facile pour nous qui sommes éduqués à penser tout le temps. Plus on est nerveux et agités, plus c'est difficile.