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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 17:07

J'en peux plus...J'en ai marre des hommes blancs de plus de cinquante ans qui nous gouvernent...Je craque ! J'en ai marre que les seules femmes qui ont un tant soit peu de pouvoir soient toutes des Margareth Thatcher en herbe ! Je ne peux plus les supporter...Ils mentent de plus en plus éhontément.

J'ai pris l'habitude d'écouter les informations presque tous les matins sur France Inter et depuis plus d'une semaine, tous les matins, j'entends que des gens de Bordeaux sont toujours hospitalisés pour avoir mangé "des graines germées dans un potage". Ca finit toujours par un conseil : si vous avez des graines germées chez vous, ramenez-les là où vous les avez achetées...Le dernier en date, c'est "faites les cuire !". N'importe quoi !

Je remarque seulement qu'on ne fait pas tant d'histoires quand il s'agit de steack hachés...Ca fait la une des journaux un jour, deux, voire trois, et puis c'est fini. Pour les graines germées, ça n'en finit pas. Et sur un postulat qui prétend qu'elles sont un foyer d'infestation de bactéries intestinales...humidité...chaleur.

Comment nos experts en tout et rien expliquent qu'une bactérie intestinale puisse se trouver dans des végétaux ? Par le fumier !

Une telle ignorance, une telle bêtise, une telle absurdité et une telle persévérance dans l'erreur me laisse pantoise.

Tout le monde, ou presque, a fait un jour, ne serait-ce qu'à l'école primaire, l'expérience de faire germer une graine quelconque (de haricot de préférence, parce que ça pousse plus vite). Qui a eu l'idée d'y mettre du fumier dessus ???

La culture de graines germées est une culture hors-sol. La plupart des gens les font germer chez eux dans un germoir, dans un simple bocal, en verre, voire en plastique. Il suffit de chaleur et d'humidité et la graine germe toute seule...et on la mange tout de suite ! A quoi pourrait bien servir le "fumier", si ce n'est à salir la plante qu'il faudrait ensuite nettoyer à grandes eaux. C'est juste un non-sens.

 

Mais le pire, c'est que cette idée ne germe pas seulement dans les cerveaux malades de journalistes parisiens qui ne connaissent rien à la "nature", mais on peut lire sur Internet ce mensonge colporté de forum en forum.

 

Du coup, mon producteur préféré de graines germées a décidé de prendre deux mois de vacances...Son chiffre d'affaire (qui marchait de mieux en mieux) a baissé de 50% en 15 jours. Les personnes qui lui en achetaient toutes les semaines, passent devant son étal, sans même daigné le saluer. Elles passent en regardant ailleurs... Des personnes avec lesquelles il entretenait d'excellentes relations (c'est pas un commerçant, c'est un mystique...). Il préfère attendre que les choses se tassent plutôt que de mettre la clé sous la porte.

Evidemment, ce genre de "marginaux" n'intéresse pas le Pôle emploi et n'a pas d'influence sur le taux de chomage.

Et moi, je vais être obligée de faire pousser mes graines toute seule...


Et ça continue avec la culture bio ! "Le bio tue parce qu'on met du fumier sur les cultures de légumes". Conclusion : mieux vaut manger des légumes poussés à l'engrais chimique et aux pesticides.

A qui profite le crime ?

Quand j'étais gamine, nous allions passer des vacances dans une maison louée dans un petit hameau auvergnat au pied d'un gour (lac de volcan). C'était une ancienne maison de notaire achetée par les fermiers qui habitaient juste à côté. Tous les soirs, nous allions chercher le lait à la ferme, dans l'étable toute noire et pleine de toiles d'araignée où l'on conduisait les vaches toutes crottées pour les traire et y passer la nuit, car elles passaient leurs journées dans les champs. Mon grand délice, c'était le verre de lait "bourru", tout chaud sortant du pis de la vache. Malgré le peu d'hygiène, je ne suis jamais tombée malade, ni personne. Les gamins des fermiers étaient particulièrement vifs et dégourdis et en excellente santé, même si leur toilette consistait à passer un gant sur la figure le dimanche avant d'aller à la messe.

Et devant la maison d'habitation trônait le tas de fumier, la fosse à purin, qui dégageait une odeur...exotique, surtout pour une gamine de 10 ans qui avait passé sa vie à Paris et Sarcelles Lochères.

C'était dans les années 60. Le bio existait déjà, certes, mais en très petit comité. Les paysans (on les appelait encore comme ça, à l'époque) du fin fond de la France profonde ne connaissaient pas le "bio", ils commençaient tout juste à s'acheter des tracteurs, des moissonneuses-batteuses et aussi à éradiquer les haies qui retenaient l'eau en cas d'inondation, sous l'égide du Crédit Agricole. Mais les habitudes ancestrales, le fumier, étaient toujours  d'actualité. Un chou est un chou, et fallait pas perdre tout ce bon engrais...gratuit ! Evidemment, à cette époque, si des gens mourraient d'avoir mangé des légumes ou autre chose, on s'en foutait un peu... C'était l'époque où on admirait les essais nucléaires à quelques kilomètres, sans protection. En tout cas, ça faisait pas la une des journaux. Pas plus d'ailleurs que les bagarres devant les écoles, même s'il y avait un mort...mais ceci est une autre histoire !

Dans les années 70, je lisais la Gueule Ouverte, et j'ai fait un stage chez un agriculteur et éleveur de vaches à lait et de cochons (bien qu'il fut lui-même végétarien) biodynamique, d'origine italienne et catholique pratiquant...Il n'utilisait absolument pas de fumier, mais du compost. Ce qui n'est pas du tout la même chose. Le compost est une terre végétale, savamment fabriquée avec des résidus végétaux où poussent les champignons. Il se trouve justement que les agriculteurs (les chefs d'entreprise, comme on dit maintenant) "traditionnels" comme on dit aussi maintenant, alors que la soi-disant tradition n'existe que depuis un peu plus d'1/2 siècle, c'est-à-dire en terme moins courtois mais plus près de la vérité, qui pratiquent l'agriculture intensive (à base de produits "phyto-sanitaires" parce que ça sonne mieux que tous les mots en "icide", qui veut dire que ça tue)...Les agriculteurs qui utilisent les déjections animales sont justement ceux qui font de la culture intensive. Ils épandent dans leurs champs les déjections azotées des élevages intensifs (entre autres pour la culture du tabac...). Mais évidemment, pour le savoir, faut aller s'informer ailleurs que dans les médias payés par les pubs des multinationales (c'est-à-dire pratiquement tous). Et même sur Internet, c'est pas évident...

Et encore s'il n'y avait que ça...Je pourrais aussi vous parler du nucléaire, le truc auquel on nous somme de "croire" parce que nous, on est les plus forts (et s'il n'en reste qu'un, nous serons celui-là), du pétrole (j'ai regardé hier soir le documentaire sur Arte 'Carbonisés") et encore de tas d'autres choses, mais trop, c'est trop !!! En plus, ça sert à rien de s'énerver...Mais regarder le troupeau en train de paître paisiblement, en train de parler de l'avenir, du futur, tout en continuant "comme si de rien n'était", c'est plus que déprimant...pour moi.

J'ai juste une envie : quitter ce pays de merdre ! J'hésite entre la Tunisie et l'Egypte. Tous ces pays où les Français adorent aller passer leurs vacances, à condition que leur gouvernement soit dictatorial...mais qu'ils désertent dès que leur "sécurité" de coqs en pâte est menacée.

Ne comptez quand même pas sur moi pour vous parler de 2012 et de la fin du monde...Elle arrivera bien assez tôt, mais il me paraît inéluctable qu'elle arrive un jour ou l'autre (vous remarquerez que je n'ai pas utilisé le futur, j'aurais pu écrire "qu'elle arrivera un jour". C'eût été français aussi, enfin je crois...).

Je ne vous mets même pas une photo. On s'en fout des photos. Et je suis trop énervée !

P1360111.JPGEt pis finalement, si, j'en mets une. L'orchestre du Titanic 2012 ?

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 08:06

J'ai lu dans le dernier "Charlie" ce petit encart , écrit par Antonio Fischetti, qui m'a fort intéressée.

"La tête dans le cul

Déprime ou anxiété égale souvent chiasse ou constipation. Il est banal d'y voir l'influence du psychique sur le transit. Et si c'était l'inverse : à savoir les boyaux qui influent sur le moral ? Les bactéries de l'intestin influencent en effet le comportement, d'après le gastro-entérologue Stephen Collins, de l'université Mc Master (Hamilton, Etats-unis).

Ce chercheur a sélectionné deux groupes de souris. Les unes sont "passives", les autres "exploratrices". Puis, il a inverti leurs bactéries intestinales. Et là, incroyable : les souris qui étaient passives sont devenues exploratrices, et vice versa. La seule explication, c'est que les bactéries de l'intestin modifient la chimie du cerveau. Finalement, c'est ce qu'exprime le langage courant avec des expressions comme "avoir des tripes" ou "quelque chose dans le ventre"... N'empêche, apprendre que notre comportement serait influencé par des microbes bouffeurs de merde, c'est un peu dur à avaler."

 

Ayant lu cela, je me suis demandé s'il y avait une relation entre les bactéries intestinales et l'alimentation...ça me paraissait logique, car les intestins font partie du système digestif. Je suis donc allée sur Google et j'ai trouvé cet article :

Par Claire Peltier, Futura-Sciences

 


Ce qui m'inspire une réponse à la conclusion d'Antonio Fischetti : c'est au contraire une chose très facile à avaler. et une excellente nouvelle. Ca veut dire qu'on peut influer sur notre cerveau et donc sur notre comportement en choisissant notre alimentation...Les carnivores mangent les végétariens..c'est une réalité. Mais si on choisit de devenir végétariens, on arrêtera les guerres.

C'est très tendance de vouloir changer le monde en ce moment. Les gens, surtout des jeunes, se réunissent sur les places principales de toutes les grandes villes d'Europe. J'en ai rencontré il y a deux jours sur la place de la Comédie : ils veulent carrément changer le système économique. Ca me paraît assez urgent, mais pour le changer, faut aussi changer nos mentalités de "sécurisés par l'Etat policier", de gavés pourris gâtés qui vivent sur le dos des matières premières volées à nos anciennes colonies.

bact.jpg
Une peluche de bactérie ?

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 12:33

En ce moment, je suis poursuivie par des omnivores qui me disent, voire même m'écrivent que le végétarisme est une croyance. Encore ce matin au marché, en faisant la queue pour acheter des graines germées, le monsieur juste devant moi raconte que sa femme est végétarienne et que c'est pour elle qu'il achète des graines...Et dans la conversation, il glisse que le "végétarisme est une croyance"...Mon sang n'a fait qu'un tour, comme d'habitude. C'est parti comme une balle de fusil, je me suis mêlée à la conversation : "Le végétarisme n'est pas une croyance, c'est une conscience politique, écologique et de la souffrance animale !" Et me voilà partie dans mon grand discours préféré. Et pour conclure : "la croyance, elle est chez les omnivores qui croient qu'ils ne peuvent pas vivre sans manger de viande, qui croient que l'homme en a toujours mangé et qu'il en mangera toujours, qui croient que c'est bon, qu'ils aiment ça !". Je mets des points d'exclamation parce que, quand je suis en colère, j'ai tendance à parler fort...

C'est une des choses que je supporte mal dans la vie : prêter à l'autre ses propres turpitudes, péchés, tout ce qui nous semble négatif et qui nous appartient. Accuser l'autre de ce qu'on fait ou dit soi-même, c'est un grand classique de la politique... Faut avouer que c'est nettement plus confortable que de se fustiger soi-même.

Mais je commence à bien savoir manipuler le miroir...

L'autre "argument" qui revient souvent : "c'est ton goût".

Ben non, ce n'est pas mon goût. Quand j'étais omnivore (on ne naît pas végétarien sous nos latitudes, on le devient), ma viande préférée était le steak tartare. Crue ou saignante, voilà quel était mon "goût". Je ne suis pas devenue végétalienne par goût, je le suis depuis que j'ai pris conscience que ce n'était plus possible de consommer comme si la planète était sans limite, comme si les animaux ne souffraient pas, ne crevaient pas de peur devant la mort dans les abattoirs, comme s'il fallait se conduire comme un barbare jusqu'à la fin des siècles parce qu'on l'a toujours fait...et parce qu'on ne veut pas savoir ce qu'il y a dans notre assiette : un concentré de maladie, de médicaments, d'OGM, de souffrance et de mort. Et aussi de fric...mais pas dans notre poche, dans celles des multinationales, des marchés financiers, du Capitalisme, responsables de la dégradation écologique de notre planète. Sans parler du milliard d'humains, des enfants pour la plupart, qui meurent de faim chaque année.

Devenir végétalien, c'est un acte militant !

Aujourd'hui, je le suis par goût effectivement. Car il se trouve que cette alimentation est excellente pour la santé, et c'est très facile de s'en convaincre, il suffit de l'essayer...et de constater encore une fois que ce n'est pas une "croyance" mais une réalité ! Non seulement c'est bon, mais en plus c'est bon, comme dit la pub...

Il n'y a que de bonnes raisons pour devenir végétalien, il n'y en a que des mauvaises pour rester omnivore...A moins que je ne change d'avis si l'un-e d'entre vous qui me lisez m'avance un argument en faveur de la consommation de chair animale que je sois dans l'incapacité de réfuter...

P1350355

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 11:36

On parle beaucoup de la disparition des abeilles mais pas du tout de celle des papillons. Cette année, je n'en ai pas croisé un seul...Déjà l'année dernière, j'avais noté qu'ils se faisaient rares et qu'ils étaient tous jaunes. Evidemment, les papillons ne font pas de miel, on ne les élève pas, ils ne font pas de profit immédiat, si cher au capitalisme...Les agences de notation se fichent bien des papillons.

Et chez vous, y a-t-il encore des papillons ?

fleche.jpg
Avons-nous encore le choix ? Ne sommes-nous pas les otages d'un totalitarisme mondial ? Allons-nous enfin réagir, sortir de nos bulles respectives ? Et comment ?

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 20:52

Le film "Notre poison quotidien "sera diffusé le 15 mars sur ARTE, à 20 heures 40.


Sa réalisatrice, Marie-Monique Robin est également l'auteure du documentaire "Le monde selon Monsanto", dont je vous avais parlé à sa sortie.

Dans la présentation de son film, elle nous livre le secret de  la "Recette de la tarte aux cerises", dont la lecture m'a fait mourir... de rire ! C'est pour cette raison que je tiens à la partager avec vous...

P1350355.JPG"Le monde marche sur la tête"

Xavier Bertrand

Accrochez-vous : Voici, la liste des produits utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agro-alimentaire.

Histoire de la Pâte


Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.
Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !
Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.
Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.
Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème : La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l'huile.
 * Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
- antioxydants (E300 à E311),

- arômes,
- émulsifiants: alginate de calcium,
- conservateurs : acide formique,
- colorants : capsanthéine,
- agents liants: lignosulfate
- et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça.
Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
* Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
- agents liants : stéarate de sodium,
- colorants : F131 ou F142
- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.
* Les huiles, quant à elles, ont été :
- extraites par des solvants comme l'acétone,
- puis raffinées par action de l'acide sulfurique,
- puis lavageà chaud,
- neutralisées à la lessive de soude,
- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).
 
Histoire des Cerises (complété d'apres des éléments de "Aromatherapie" Jean Valnet 1990, Maloine)
Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
* Les cerises sont :
- décolorées à l'anhydride sulfureux
- et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.
- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium
- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :
- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,
- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
- puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.
- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d'échelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.
L'exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet, etc.
* Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
- acétate d'ethyle
- acéthyl méthylcarbinol
- butyrate d'isoamyle
- caproate d'ethyle
- caprylate d'isoamyle
- caprate d'ethyle
- butyrate de terpenyle
- geraniol
- butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle
- heptanoate d'ethyle
- aldéhyde benzoique
- aldéhyde p-toluique
- vanilline
- essence artificielle d'amande amère SAP
- essence artificielle de girofle Bourbon
- essence artificielle de cannelle Ceylan
- essence de lie de vin .

Bon appétit !

Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - en France , il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 06:54

A lire sur le blog Yurtao, la voie de la yourte, tenu par Sylvie, un article illustré, très intéressant, pour comprendre la loi Loppsi 2.

Il y a des collectifs qui s'organisent un petit peu partout en France contre cette loi liberticide, et même si vous n'avez pas la fibre militante, informez-vous si vous ne voulez pas que vos enfants vivent dans un régime de plus en plus totalitaire...

L'Etat s'attaque à tous les marginaux, les alternatifs, les personnes qui refusent le consumérisme, les décroissants, les SDF, les plus pauvres qui se débrouillent en habitant sous une tente, dans une cabane qu'ils ont eux-mêmes construite.
L'Etat s'attaque à tous ceux qui ne sont pas dans la norme, et la norme est une voie qui devient de plus en plus étroite...

Bientôt, vous n'aurez plus que la "liberté" d'aller bosser 50, voire 60 heures par semaine, pour gagner suffisamment d'argent que vous irez dépenser, le dimanche, votre seul jour de congé, à condition que vous ne soyez pas caissière, dans les temples de la consommation...

Il ne s'agit plus de s'indigner

mais d'agir !

P1350019.JPGVous chantiez ?

Eh bien, dansez (avec les arbres)

maintenant...

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 07:19
  de
tetechev.jpg

Je suis ce petit veau pendu par une patte

  Qui appelle sa mère, bien inutilement
  Tandis qu’il se débat, se vidant de son sang
  Eclaboussant les murs de sa vie écarlate.
 
  Je suis l’oie, le canard, qui ayant échappé
  Par "bonheur" au broyeur se trouvent condamnés
  A manger, à manger sans pouvoir respirer
  Pour finir égorgés, de leurs foies amputés.
 
  Je suis le cerf, le daim, le chevreuil, le renard
  Sacrifiés sur l’autel des traditions barbares,
  Poursuivis, mis à mort dans un grand tintamarre,
  Innocentes victimes des humains au cœur noir.
 
  Je suis le taureau fou qui hurle sa douleur
  Sous les vivats déments de la foule en délire
  Qui de la rouge arène est le nouveau martyre,
  Un sacrifice vain dans la cour de l’horreur.
 
  Je suis tout ce ‘bétail’ que Tu as engraissé
  Pour assouvir ta faim toujours démesurée,
  Cochons, agneaux, bovins par Toi assassinés
  Pour mieux garnir les plats de fêtes insensées.
 
  Quel sera le Noël des bêtes torturées ?
  Combien mourront encore de ton bel appétit ?
  Pour tes joyeuses fêtes, combien paieront le prix
  De leurs corps découpés, de leurs vies dérobées ?
 
  Eux n’auront pas de fêtes et je n’en aurai plus
  Tant que ces innocents là seront sacrifiés
  Pour ton plaisir sadique et ta fatuité,
  Ton égoïsme pur qui en veut toujours plus !
 
  Mes cris seront les leurs et mes larmes leurs pleurs.
  Mes mots seront la voix de leur langue arrachée.
  J’écrirai la souffrance de leurs corps éventrés,
  Ressentant leur détresse tout au fond de mon cœur.
 

  Marie-Claude

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 11:11
J'ai reçu ce texte dans ma messagerie, et comme ça me parle, je vous le mets tel quel, y'a pas une virgule à y changer :
« J'ai cru en l'homme. Je n'y crois plus. J'ai eu foi dans l'humanité : c'est fini. J'ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir. J'ai tenté de m'en persuader. Je suis maintenant sûr du contraire : l'humanité n'a nul destin. Ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne. No futur : elle est comme une droguée - avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu'elle imagine être la "croissance" ou le "progrès", et qui sera sa perte. Si elle ne s'autodétruit pas dans une guerre atomique... Une épave !

 

J'ai vu les résolutions de la conférence de Stockholm s'engloutir dans les pollutions, les saccages et les profits boursiers qui s'ensuivent.

J'ai regardé le Programme des Nations unies pour l'Environnement se consumer dans les dévastations civiles et guerrières. Le même sort est advenu à l'appel de Rio de Janeiro de 1992, une ville de carnaval et de favelas où j'avais pourtant vu le commandant Cousteau se faire acclamer devant un parterre de chefs d'État - sacré "Captain Planet" ou "conscience écologique" d'une humanité enfin soucieuse de la maison Terre. Fariboles à usage médiatique ! Le protocole de Kyoto, élaboré en 1997, s'asphyxie dans l'égoïsme forcené des riches - tout comme la planète étouffe dans les excès de gaz carbonique, d'ammoniac et de

méthane. J
'en ai marre de la perpétuelle dictature des intérêts individuels, familiaux, corporatistes, religieux, communautaires ou nationaux ; du je-m'en-foutisme et de l'hypocrisie ; de la bassesse ordinaire ; de l'égoïsme général (je me range, évidemment, sous l'adjectif "général").

Je continue le combat pour la planète et pour l'homme sans la moindre perspective de succès. Par habitude. Par devoir. Mais sans autre espérance que d'en rire ou d'en pleurer - tel le musicien du Titanic en train de jouer « Plus près de toi, mon Dieu », de l'eau jusqu'aux genoux.

Aux yeux du philosophe qui n'a jamais entretenu d'illusions, ou du moraliste qui a perdu toutes les siennes, l'homme est un poulet à deux pieds sans plumes qui descend des bactéries et qui y retourne après avoir saccagé le poulailler.

Sauf miracle ... Mais, je le rappelle, un miracle est un événement que tout le monde attend pour conjurer la catastrophe, et qui n'arrive jamais.

Je suis un déçu de l'humanité, comme d'autres le sont du socialisme ou du capitalisme...Nous fonçons vers le précipice en nous réjouissant de notre vitesse prodigieuse, que nous nommons "croissance"...Chaque métaphore est éculée, mais pertinente."

 

A lire ou à voir (vidéo de 5 minutes en anglais, mais les images sont parlantes d'elles-mêmes) : les Obélix américains se rebiffent sur le site de Courrier International.

Avertissement aux âmes sensibles : c'est de la pornographie alimentaire...On a juste envie de leur dire : Crève !

"La grande bouffe" (film qui fit scandale en son temps de Marco Ferreri), à côté, c'est de la gnognotte...


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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 00:00

Vous n'avez visiblement rien compris à mon précédent article

Dès qu'on essaye de parler de "réalité", y'a plus personne...

  J'ai le sentiment d'être en pleine "réalité" en ce moment, et c'est triste. Que dis-je ? triste ? C'est bien pire que ça. C'est inconcevable et pourtant ça a été conçu par des humains...

 "Un éternel Treblinka" de Charles Patterson. C'est éprouvant mais très intéressant et instructif. 


Extrait :

"Nous avons montré comment la domestication, donc l'asservissement des animaux, fut le modèle et l'inspiration de l'asservissement humain, comment la reproduction des animaux domestiques a conduit à des mesures eugénistes telle que la stérilisation forcée, les meurtres sous couvert d'euthanasie et le génocide, comment l'abattage industrialisé des bovins, des cochons, des ovins et autres animaux a tracé la voie, du moins indirectement, vers la solution finale.

Tout au long de l'histoire de notre accès à la domination en tant que maître des espèces, la persécution des animaux a servi de modèle et de fondation à la persécution de l'homme par l'homme. L'étude de l'histoire humaine révèle ce schéma : d'abord, les êtres humains exploitent et massacrent des animaux, puis ils traitent les autres humains comme des animaux et leur font subir le même sort.

Il est significatif que les nazis aient traité leurs victimes comme des animaux avant de les assassiner. Comme l'écrit Boria Sax, beaucoup de pratiques nazies avaient été conçues pour qu'en tuant des gens, on ait l'impression de tuer des animaux. "Les nazis contraignaient ceux qu'ils étaient sur le point d'assassiner à se déshabiller complètement et à se regrouper, ce qui est un comportement anormal pour des humains. La nudité suggère une identité animale ; quand on la combine avec une foule, on pense à un troupeau de vaches ou de moutons. Ce genre de déshumanisation permettait aux bourreaux d'abattre ou de gazer plus facilement les victimes."

Au cours du XXe siècle, deux des nations industrialisées les plus modernes du monde - les Etats-Unis et l'Allemagne - ont massacré des millions d'êtres humains et des milliards d'autres êtres vivants*. Chaque pays a apporté sa propre contribution unique au carnage du XXe siècle : l'Amérique a donné les abattoirs au monde moderne, l'Allemagne nazie lui a donné les chambres à gaz.

Si les deux massacres du XXe siècle dont il est question ici diffèrent tant par l'identité des victimes que par les buts des massacres, elles ont de nombreux points communs."

* Judy Chicago trouve quelque chose de très moderne à la Shoah. "L'esprit médical, la méthode scientifique, la technologie, la Révolution industrielle, le travail à la chaîne, l'idée de conquête - la conquête de l'espace, des terres étrangères, du cancer -, ces réalités ont modelé le monde dans lequel nous vivons, et c'est ce monde qui a produit la Shoah." D'après elle, le massacre industrialisé mis en oeuvre par l'Allemagne nazie envers les Juifs est comme une excroissance de la société industrielle moderne. "Les nazis avaient astucieusement appliqué à la solution finale les techniques du travail à la chaîne de la Révolution industrielle ; tout était conçu avec une efficacité maximale, mais entièrement déshumanisée."


Et c'est pas fini. Un autre extrait :

"Comme le dit un employé d'un abattoir : "Ils ne ralentissent la chaîne pour rien ni personne."

Les inspecteurs de l'USDA ont vite appris les dangers de leur métier. {...}, "les inspecteurs qui ont tenté d'arrêter une chaîne ont été réprimandés, réaffectés, agressés physiquement par les employés de l'entreprise puis punis pour avoir entraîné des violences, moins bien notés, mis en examen, renvoyés ou soumis à d'autres formes de représailles destinées à les "neutraliser".

Les ouvriers sont constamment sous pression pour que la chaîne continue d'avancer à plein régime. "Tant que la chaîne avance, dit un ouvrier, ils se foutent de ce que vous devrez faire pour y faire entrer le cochon. Il faut suspendre une bête à chaque crochet si vous ne voulez pas que le contremaître vous botte le cul". Tout ouvrier qui provoque la plus petite interruption dans le flot d'animaux court le risque de se faire licencier. "Tous les convoyeurs utilisent des tuyaux pour tuer les cochons qui ne veulent pas aller vers les rampes. Si un cochon refuse de passer et qu'il arrête la production, vous le battez à mort. Ensuite, vous le mettez de côté pour l'accrocher plus tard."

 

Et ainsi de suite...

 

Après ça, l'émission "là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, et particulièrement l'extrait où une infirmière témoigne sur ce qu'on est en train de faire dans les hôpitaux...

Vous ne voulez pas savoir ?

A quelle sauce vous serez mangé-e-s ?

Non, il n'y a pas de complot...seulement l'avenir qu'on nous prépare, pas seulement celui de Sarkozy qui n'en est que le serviteur particulièrement zélé, mais les marchés financiers, les multinationales, et autres officines "scientifiques", n'est pas très exaltant, c'est le moins que l'on puisse dire... A côté, "le meilleur des mondes" de Huxley, c'est le paradis. 


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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 09:11

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Ecce Fama

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