Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 08:13

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Gargouille (la tête du Capitalisme)

Il y a deux ou trois jours, je discutais avec un type qui se disait "à la droite de la droite"...Je me suis demandée après coup pourquoi il ne disait pas carrément "extrême-droite". Sans doute parce que "extrême-droite" n'a pas très bonne presse, ça fait penser aux partis néo-nazis.

Et puis, mes neurones se sont mis en ébullition (ça m'arrive souvent en ce moment).

Pour se situer politiquement, on a à disposition une ligne plate horizontale qui part de la gauche (ben oui, on écrit de gauche à droite sous nos latitudes) : l'extrême-droite, la droite, le centre, la gauche et l'extrême-gauche. Et pourtant on vit dans un monde à 3 dimensions (si ce n'est 4).

C'est bien pour cette raison qu'il y a de plus en plus de gens qui n'arrivent pas à se situer sur cette ligne droite (dans la nature, la ligne droite est assez rare, c'est une invention humaine...). Du coup, les gens ne vont plus voter parce qu'ils se situent dans un ailleurs pas défini.

Moi, par exemple, je me situerai plutôt à gauche, voire même à gauche de la gauche, si on considère que la gauche en France ce sont les socialistes...

Il s'est crée en France lors des dernières élections européennes, le parti des objecteurs de croissance. Mais où le situer ? Il n'est nulle part sur la ligne puisqu'il prône un changement radical de notre mode de vie. Anti-capitaliste, on pourrait le mettre à l'extrême-gauche. Le problème, c'est que l'extrême-gauche classique est toujours productiviste, et ne sort pas du capitalisme d'Etat... Pour elle, l'écologie passe après et l'Homme est toujours le centre du monde.

Je vous mets une proposition (qui sans doute va vous paraître complètement utopique) de ce Parti pour la Décroissance :

Le financement des retraites : un faux problème !

La question du financement des retraites,  répétée sans cesse par les médias, les économistes et les politiques dominants, est considérée comme un obstacle incontournable par beaucoup de nos concitoyens dont les imaginaires sont colonisés par la religion de l’économie.
De même que pour la question des dettes privées et publiques, il faut rappeler le faux problème que constitue le financement des retraites et l’imposture de la création monétaire (L’argent-dette). De fait, il est illusoire de croire que l’on trouvera le financement nécessaire pour ces retraites, tout comme le remboursement des dettes accumulées, grâce à la sacro-sainte Croissance, et encore moins en restant dans le système économique actuel. Au contraire, seule une sortie de l’économie productiviste, génératrice d’inégalités, pourra permettre une réappropriation de nos choix de vie et par là même, la transition vers des modes de vie soutenables et souhaitables.

Une proposition : la DIA ?

Nous proposons d’ouvrir le débat de la mise en place d’une « dotation » inconditionnelle d’autonomie, accordée à tous les âges de la vie pour que vivre décemment et dignement ne soit pas lié à une activité rémunérée passée ou présente.

L’octroi d’une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), à condition que celle-ci ne soit pas versée uniquement en euros mais aussi en droits de tirage et d’accès ainsi qu’en monnaies locales fondantes, peut être un outil formidable pour soustraire du capitalisme ce que démocratiquement nous considérons comme relevant de droits humains tels que l’accès à un logement, à l’eau, à la nourriture, à la santé ou encore à la culture et à l’éducation.

De même, cette dotation peut permettre de relocaliser un certain nombre d’activités soutenables et socialement souhaitables à travers des alternatives concrètes et la mise en place de monnaies locales. Enfin, elle peut être un levier efficace d’émancipation en nous libérant de l’asservissement à la centralité de la valeur travail et en libérant du temps de cerveaux disponible pour redonner du sens à nos vies.

Vers une Décroissance soutenable, sereine et conviviale

La question n’est donc pas seulement l’âge de la retraite ni celle de son financement mais plutôt une remise en question de toute l’organisation sociale de nos sociétés capitalistes, productivistes et consuméristes. Il s’agit de se demander qu’est-ce que l‘on produit, comment on le produit et pour quel usage ?

Redonner du sens, redéfinir une échelle des valeurs qui ne soit pas monétaire, déterminer nos besoins, maîtriser l’impact de nos modes de vies sur les autres et l’environnement, repenser nos relations sociales quels que soient nos âges. Tels sont les défis de la Décroissance. Une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie ne serait-elle pas une des solutions à explorer ?

Pour en savoir plus cliquer sur le lien

Ecrire un commentaire - Par Guern' de Bé - Publié dans : politique - Communauté : Le Club des Citoyens - Voir les 13 commentaires
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