Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 23:36
J'ai été tagué par Vivelune, une petite nouvelle...
Comme ça parle de bouffe, j'en profite pour faire un peu de propagande...(tout est bon pour assouvir ma fibre militante).

principe du tag :
- mettre le lien de la personne qui m'a taguée
- mettre le règlement sur mon blog
- répondre aux 6 questions suivantes :
1 - un aliment ou produit que je n'aime pas du tout
2 - mes 3 aliments favoris
3 - ma recette favorite
4 - ma boisson de prédilection
5 - le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait
6 - mon meilleur souvenir culinaire

- taguer 6 autres personnes à la fin de ce billet en mettant leur lien
- avertir directement sur leur blog les personnes taguées


Mes réponses :
1 - Tous les aliments provenant de l'industrie agro-alimentaire, les fromages industriels au lait pasteurisé, le cassoulet, les tripes, les oeufs de "poules en cage", le poulet (le porc, la vache, tous les animaux) élevé dans des camps de concentration (batterie), les boîtes de conserve, les plats tout préparés, les fraises espagnoles, la liste est tellement longue...
2 - Je n'ai pas d'aliments spécialement favoris, je ne mange que des produits de saison, donc en ce moment : les cerises, les petits pois frais (ça va de soi) et la soupe aux orties.
3 - Je n'ai pas de recette favorite, seulement ce qui est bon, c'est-à-dire frais, cultivés à côté de chez moi (pas de trucs exotiques qui viennent du bout du monde) ou sauvages, de saison, bio, fait maison (je sais je me répète, mais c'est le propre de la propagande).
4 - en ce moment, je bois énormément de tisane de romarin, cueilli de mes blanches mains (je suis au régime). Autrement, le champagne, le bon vin rouge, la blanquette de Limoux méthode ancestrale (bio évidemment, la pas bio est dégueulasse)...
5 - J'ai longtemps rêvé de faire un lapin au chocolat, une recette espagnole absolument sublime, mais très compliqué, je l'ai fait deux fois, et tous les gens qui en ont mangé en ont gardé un souvenir impérissable...autrement, je ne rêve pas de faire la cuisine, je la fais (ces questions sont d'un frivole...).
6 - Très difficile de choisir, j'en ai tellement... Je suis une fine gourmet (encore un mot masculin qui n'existe pas au féminin, grrr !).

Je vais taguer 6 personnes qui adorent être taguées...
1 - Jane
2 -Josie
3 - Marie-Claire (si tu me lis :0014:)
4 - Fazou
5 - La mère Castor
6 - Myrtille

Vous l'aurez remarqué, je ne tague que des filles...

Je viens de recevoir cet article dans ma messagerie...

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore
et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se
réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des
engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la
forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.
Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré.
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et
bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Par Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007



Vous n'avez plus aucune excuse maintenant...Vous savez tout.

Partager cet article

Repost 0
Published by G de B - dans les gens
commenter cet article

commentaires

myrtille 16/05/2008 23:29

J'arrive, j'arrive...
moi aussi le lapin au chocolat ça me dit bien, j'ai goûté de la dinde au mole et c'est super-bon, mais achtement compliqué à faire... (faut 7 sortes de piments, déjà, va donc trouver ça ici...)

G de B 17/05/2008 09:09


Je connais un marchand d'épices qui fait plus ou moins herboriste (mais faut pas le dire, c'est interdit depuis Pétain). Je connais pas le mole...
Pour le lapin au chocolat, faudra venir avec Marie-Claire mais faut prévenir au moins 3 jours à l'avance...Y'a aussi plein de trucs à trouver.


Philippe Charpentier . 16/05/2008 09:40

Et ça a continué aprés avec Mitterand l'admirateur de Petain , moralité les fraises c'est la faute à la coalition socialopetainiste .Moi j'ai plein de fraises dans mon jardin et je n'ai jamais traité quoique ce soit !!! (ni avec personne d'ailleurs)

G de B 16/05/2008 14:24


Mitterrand n'était pas admirateur de Pétain ! C'est une erreur de jeunesse...Chirac a bien distribué l'Humanité Dimanche !
J'ai eu un jardin du temps où j'habitais sur le Larzac, et je n'ai jamais rien traité, et j'ai eu des fraises, des petits pois, des carottes, des courgettes énormes, des tas de trucs même que j'en
donnais à mes voisines tellement j'en avais...Il faut dire que j'avais la chance d'avoir un crapaud dans mon jardin. Ca vaut tous les insecticides du monde !


Manu 16/05/2008 09:18

Et avant d’arriver aux entrepôts le chauffeur a pour mission de leurs donner un coup de bombe pour les faire rougir.Pas bonnes les fraises, c’est la faute à Pétain !GdeB tu crois vraiment tu ce que tu écris ?Pourquoi ne pas dire tout simplement qu’Espagnol, Français et autres ne font que satisfaire la demande des consommateurs qui veulent du pas cher et pour cela ils rivalisaient à font et pas toujours de manière raisonnable.Il a longtemps que les fraisiers poussent en hauteur irriguées par du liquide nourricier  fertilisées par des bourdons d’élevage  le tout dans des serres stérilisés avec des produits et ceci dans tous les pays incluse la France.Mon voisin qui cultive ses fraises dans son jardin m’en donne régulièrement et je n’oublie pas sa recommandation habituelle : « Tu les laves bien, parce que si ne les traite pas, ça ne donne rien ! »

G de B 16/05/2008 09:35


Je vais mettre cet article en ligne...Et comment ils faisaient pousser les fraises avant qu'on n'invente tous ces produits ? Et la culture bio utilise des produits qui ne sont pas toxiques !
Je crois plutôt qu'on a fabriqué la demande, on a crée le désir de manger des fraises en hiver. Le consommateur est bête, il mange ce qu'on lui donne à manger...
A part ça, je suis d'accord, les français ne font pas mieux que les espagnols...Il y a aussi plein de travailleurs sans papier dans l'agriculture...


dick shaver 16/05/2008 01:00

TOut le projet, le BIG PLAN repose sur la bouffe. tout est là, il faut lire dans la nourriture. C'est le seul moyen. Et suivre la voie du singe.

G de B 16/05/2008 08:30



J'ai reçu un autre article : tout ça a été fomenté par le gouvernement de Pétain...et après la guerre, ils ont continué.



Philippe Charpentier . 15/05/2008 22:18

Je viens de voir le rajout sur les fraises , tant que les gens seront assez con pour acheter des fraises en hiver etc. soit n'avoir aucune connaissance  des saisons et des legumes , qu'ils seront habitués aux choses sans gout , qu'ils preferent payer pas cher de la merde plutôt que manger mieux mais  moins souvent , et qu'ils continueront à être des faignasses et acheter des carottes rapées sous vide à 20 euro le kilo et des salades en plastique ça continuera !

G de B 16/05/2008 00:31



Sur le marché bio et fermier que je fréquente assidûment, certaines personnes achètent des aubergines, des tomates, des haricots verts, des fraises "bio" en plein hiver...et réclament des sacs en
plastique pour les mettre dedans. Ce sont généralement des vieux qui achètent bio pour "leur" santé. De la planète, ils se fichent comme de leur première chemise. Des vieux
richards pétainistes !
Donc acheter bio n'est pas une preuve de qualité d'âme !
Et jeter 25% des produits que l'on achète hors de prix, c'est nul aussi, et c'est pourtant ce que font la plupart des gens, qui se plaignent par ailleurs de leur "pouvoir d'achat".



Ecce Fama

  • : Source de la Vie
  • Source de la Vie
  • : Veux-tu passer de l'autre côté du miroir? Avec mes deux psychopompes, je veille sur la Source de Vie. Les devas du lieu m'inspirent des diatribes acérées contre les forces brutes de l'Âge de Fer.
  • Contact

La Source de la Vie

Trouve !

mes blablas

Nostalgie

Bric À Brac